45 years of Tradition and counting

Retired jersey numbers

Retired jersey numbers hang in the rafters, at the United Center, in Chicago, Illinois, USA. © Chris Elise

Ce post est une déclaration d’amour, impudique, futile – peut-être bien puérile – mais assumée. Tel un pélerin, le monopode en main, en place du baton de marcheur, je prends chaque année le long chemin qui me mène dans l’Illinois, dans la ville de Chicago. Bravant le froid et le vent, mes pas me conduisent invariablement au 1901 West Madison Street, à l’ouest du Chicago Loop, faisant face à « The House that Jordan Built« , the United Center, la salle des Chicago Bulls et des Chicago Blackhawks. Avec près de 90000 m², le United Center est la salle la plus grande des Etats-Unis en superficie.

Batiment imposant, dans un quartier désert, dépouillé, entouré de vastes parking, l’enceinte est gage de frissons, de nostalgie, un trip de gamin pour le fan des Chicago Bulls que je suis depuis 20 ans. Tel un coffre à jouets, le United Center recèle comme autant de cadeaux les souvenirs des exploits d’une équipe et de joueurs à jamais inscrits dans l’histoire de la NBA, du basket, voire du sport pour certaines têtes. Un coup d’oeil à la statue de Michael Jordan qui trône à l’extérieur, devant la porte 4, et suivez moi, pénétrons dans l’arène.

Franchissant les portes d’accès des medias – gate 3-1/2 – ma besace est sommairement inspectée par la sécurité, avant que mon accréditation ne me soit remise. Un long escalier descend jusqu’au niveau du parquet. Face à moi, à 30 mètres, j’aperçois un bout de court, quelques tribunes.  Plus tard… J’emprunte à droite un couloir passant devant les vestiaires des Bulls, des Blackhawks, et de l’équipe visiteuse. Au mur de droite, de grandes photos rendent hommage aux grands noms de l’histoire des Bulls, entre autres Jerry Sloan, Bob Love, Michael Jordan, Scottie Pippen, Dennis Rodman, Toni Kukoc, John Paxson. Ici et là, sur les portes et les murs, la menaçante tête de taureau aux cornes ensanglantées rappelle qu’ici vous êtes dans l’antre des Bulls. Ici, c’est Chicago ! Au bout de ce couloir, deux doubles portes donnent accès à la salle de presse, décorée de photos des Blackhawks, et des Une des éditions du Chicago Tribune et du Chicago Sun-Times , pour chacun des titres des Bulls des années 90: « High five: Bulls are champs !« , « Two for two: Bulls still champs !« , « Three-mendous !« , ne serait-ce que pour la couverture du Chicago Tribune du premier three-peat des Bulls.

Covers of the Chicago Tribune during the first three-peat of the Chicago Bulls

Covers of the Chicago Tribune during the first three-peat of the Chicago Bulls. © Chris Elise

Une fois installé dans la salle de presse (je reviendrai en détails dans un autre post sur mon workflow en NBA), pénétrons, en suivant le même corridor que foulent les joueurs, sur le parquet, soit du côté du banc des Bulls, ou de celui de l’équipe visiteuse. Plus de 21000 fans peuvent prendre place dans la salle. Avant le début de chaque match, je ne manque jamais de jeter un oeil aux bannières suspendues dans les hauteurs de la salle, les numéros de maillot retirés, les témoignages de titres NBA, de titres de champions de conférence, de Stanley Cup… Ces noms, ces numéros, ces dates, éveillent des souvenirs de moments vécus face à un poste de télévision, en pleine nuit et en direct, tout au long des années 90. L’émotion alors ressentie ressurgit. Tels les signes de mémoire collective relatifs aux grands événements de l’Histoire, je visualise précisément la scène de chacun de ces souvenirs, ce que je faisais, où j’étais, comment j’ai réagi. Le grand gamin que je suis resté ne peut alors réprimer un vague de douce nostalgie de cette époque bénie des Bulls.

Sur les écrans géants suspendus au dessus du rond central, est diffusé un clip vidéo dédié à Chicago, sur l’air de « My kind of Town » chanté par Frank Sinatra (« Bet your bottom dollar, you’ll lose the blues in Chicago« , for sure !). Puis s’enchaine une vidéo hommage à 45 ans de tradition des Chicago Bulls, la franchise datant de la saison 1966-1967, qui invariablement me fiche la chair de poule. Je vous laisse la découvrir ci-après. Pour tout amoureux des Bulls, frissons garantis… Dans quelques instants, le 5 majeur de l’équipe visiteuse sera présenté, puis les lumières s’éteindront… Benny Da’Bull agitera un colossal drapeau frappé de l’emblème de l’une des meilleures équipes de l’histoire de la NBA… Une vidéo montrera des Bulls déboulant dans la ville, encornant le bus de l’équipe visiteuse… Puis la voix de Tommy Edwards retentira… « And NOW ! The starting line up for YOUR CHICAGO BULLS !« 

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2 Responses to “45 years of Tradition and counting”

  1. Kevin dit :

    Salut
    Rien à voir, mais je regarde en ce moment Miami-Charlotte, ya Gerald Wallace qui est tombé sur un photographe au t shirt noir, c’est toi??

  2. Je te confirme c’était bien moi :-)

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